Histoire de la commune

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ABOBO, LA COMMUNE MOSAÏQUE

Au nord d’Abidjan, se trouve une cité aux caractéristiques uniques : Abobo. Elle est entourée par les communes de Cocody-Angré (à l’ouest), Anyama (au nord) et Adjamé, williamsville (au sud).

Le million et demi de populations qui y vivent sont en majorité de conditions sociales modestes et en général des commerçants, transporteurs, artisans. L’insécurité qui gangrénait plusieurs zones tend à reculer de façon significatives grâce à plusieurs actions de la police.
Pour faire face aux difficultés du quotidien, la solidarité, la fraternité et l’entraide sont des valeurs les mieux partagées dans cette cité.

Abobo, CEDEAO en miniature

Abobo est une mosaïque de peuples de plusieurs origines. Ainsi cohabitent les Ebriés, les malinkés et plusieurs autres ethnies de Côte d’Ivoire mais aussi des non nationaux d’où l’appellation de CEDEAO en miniature.
Les religions musulmane, catholique, protestante, céleste, et harriste y sont présentes. La première domine avec plus d’une cinquantaine de mosquées et les catholiques se réunissent dans environ 17 paroisses.

La commune dispose aussi d’une équipe de football : ES d’Abobo évoluant en 4ème division et une équipe d’handball en 1ère division. De plus, on retrouve implantée dans cette commune plusieurs sociétés et entreprises notamment Filtisac (société de fabrication de sac), Unicafé (dans la production du café) et Agriparc (dans le domaine de l’agricole).

Abobo devient une commune de plein exercice en 1985. Au total, 5 maires se sont succédés à la tête de la commune : Gérard Koutouan 1982, Gérard Aké Loba 1985, Adama Sanogo 1990, Koné Gogé 1995, Adama Toungara 2001. En 2018, Hamed Bakayoko est élu maire d’Abobo avec 59% des voix.

Contexte de création d’Abobo

Dokoui est l’homme à l’origine d’Abobo. En effet, il était membre de de la tribu des bobos, la plus grande tribu du peuple Atchan. Ceux-ci possèdent 12 villages. Dokoui et ses parents étant descendants des Akan, ces derniers sont partis du Ghana pour la Côte d’Ivoire en passant par Divo pour atteindre Jacqueville.
A cause des problèmes de cohabitation, les bobos sont allés à l’actuel Marcory Anoumabo. Leurs activités de chasse les ont conduits ensuite à Cocody à l’actuel emplacement de l’école de police.
Dokoui a poursuivi la chasse jusqu’à la rivière de Clouetcha à Abobo où il a trouvé de nombreux éléphants. Il est donc retourné à Anoumabo pour informer sa tribu de la belle découverte qu’il a faite avec l’abondance de gibiers à Abobo.

De Lobanban à Abobo !

Ceux-ci se sont approchés du lieu et se sont installés à N’Gbrominbita, à Angré sur l’actuelle site de Pétro Ivoire et du terminus 81. Plusieurs disputes vont à la suite éclater contraignant le groupe à se diviser. Une partie s’en ira vers Songon (après yopougon) et les autres resteront sur place.
Les membres frustrés parmi les bobos vont élire domicile et fonder Abobo en disant « nous sommes nombreux ». Cela se traduit par « Lobanban » en Atchan qui deviendra Abobo du fait de plusieurs déformations.
Il faut savoir qu’il y a eu deux villages : Abobo Té, le village-mère et Abobo Baoulé, le village frère. Les Atchans d’Abobo Té demeurent propriétaires de 80% des terres de la commune d’Abobo.